Prolifération des rats à Bruxelles : ce que j’ai partagé au micro de Vivacité

Le 6 février 2026, j’ai eu le privilège d’être invité au micro de Sébastien Pierret dans l’émission « On n’a pas fini d’en parler » sur RTBF Vivacité. Le sujet du jour : la prolifération des rats à Bruxelles, un phénomène qui ne cesse de prendre de l’ampleur et qui touche aussi bien les particuliers que les professionnels. Je trouve que cette interview est arrivée au bon moment, car le terrain nous montre chaque jour l’urgence de la situation.

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🎙 Émission originale
« On n’a pas fini d’en parler » — La prolifération des rats

RTBF Vivacité · Présenté par Sébastien Pierret & Patrick Weber · 6 février 2026

Pourquoi j’ai accepté de prendre la parole sur la prolifération des rats à Bruxelles

Je trouve que trop peu de professionnels du secteur osent parler franchement de ce qui se passe réellement sur le terrain. Quand l’équipe de Vivacité m’a contacté pour intervenir sur le sujet de la prolifération des rats en Belgique, je n’ai pas hésité une seconde. Après plus de 20 ans d’expérience chez Coplaclean, notre entreprise de dératisation à Bruxelles, j’estime que nous avons une responsabilité : informer le public avec honnêteté.

Ce que je constate au quotidien lors de nos interventions me préoccupe profondément. Les infestations de rats ne sont plus un problème isolé cantonné à quelques quartiers. C’est un phénomène structurel qui touche l’ensemble de la Région bruxelloise, des caves d’immeubles résidentiels aux cuisines de restaurants, en passant par les écoles où nos enfants passent la majorité de leur journée.

Le constat du terrain : une situation qui s’aggrave en 2026

Les chiffres qui parlent d’eux-mêmes

Quand je partage ces chiffres en interview, je vois souvent les journalistes écarquiller les yeux. Et pourtant, ce sont des réalités que nous vivons chaque jour en tant que dératiseurs professionnels.

2 à 3rats estimés par habitant en Région bruxelloise
600+opérations de dératisation par la Ville chaque année
10×reproductions par an pour un couple de rats
40 000descendants possibles en 2 ans pour un seul couple

Je trouve ces chiffres vertigineux, et ils illustrent pourquoi la dératisation à Bruxelles n’est pas un sujet qu’on peut se permettre de traiter à la légère.

Les causes profondes que j’ai exposées sur Vivacité

Lors de l’interview, j’ai tenu à aller au-delà du simple constat alarmiste. Je trouve important d’expliquer les raisons structurelles de cette invasion de rongeurs. Les voici, telles que je les ai partagées au micro :

  • Les travaux permanents à Bruxelles : les chantiers déstabilisent les galeries souterraines et poussent les rats à remonter en surface et à coloniser de nouveaux territoires
  • La gestion des déchets : la suppression de nombreuses poubelles publiques depuis les attentats, les sacs-poubelle laissés sur les trottoirs en dehors des horaires réglementaires, et les dépôts clandestins constituent un véritable buffet pour les rongeurs
  • Le réchauffement climatique : des hivers plus doux signifient moins de mortalité naturelle et une accélération des cycles de reproduction
  • Le réseau d’égouttage vieillissant : les fissures et les canalisations abîmées offrent des voies d’accès directes aux habitations
  • Le manque de coordination entre communes : je déplore qu’il n’y ait pas de stratégie unifiée à l’échelle de la Région pour la lutte anti-nuisibles

Les risques sanitaires : ce que chaque Bruxellois devrait savoir

C’est un point sur lequel j’ai particulièrement insisté lors de l’émission. Je trouve que la population sous-estime dangereusement les risques sanitaires liés aux rats. Ce ne sont pas simplement des animaux désagréables à voir passer : ce sont des vecteurs de maladies potentiellement graves.

Maladie Mode de transmission Risques pour l’homme
Leptospirose Contact avec l’urine de rat (eau, sol souillé) Fièvre, insuffisance rénale, atteinte hépatique
Salmonellose Contamination alimentaire par excréments Gastro-entérite sévère, déshydratation
Tuberculose Transmission par voie aérienne (excréments secs) Atteinte pulmonaire chronique
Maladie de Weil Forme grave de la leptospirose Jaunisse, hémorragies, risque de décès
Hantavirus Inhalation de poussières contaminées Syndrome pulmonaire, fièvre hémorragique

Je le répète à chaque intervention : le rat n’est pas malade lui-même, mais il transporte sur lui des parasites et véhicule par ses excréments et son urine des maladies infectieuses que l’homme peut attraper par simple contact. C’est un danger invisible mais bien réel.

Le cas alarmant des écoles à Bruxelles

C’est un sujet qui me tient particulièrement à cœur et que j’ai abordé avec émotion sur Vivacité. Je trouve profondément préoccupant le manque de moyens consacrés à la prévention des nuisibles dans les écoles belges. Lors de nos interventions, nous constatons trop souvent que les établissements scolaires traitent ce problème à la légère ou manquent cruellement de budget pour y faire face.

Ce sont pourtant nos enfants qui fréquentent ces lieux quotidiennement. L’hygiène et la prévention ne sont pas des options : ce sont des obligations.

Les 3 types de rongeurs qui envahissent Bruxelles

J’ai profité de l’interview pour rappeler aux auditeurs que tous les rongeurs ne se ressemblent pas, et que les identifier correctement est la première étape d’une dératisation efficace.

Caractéristique Souris commune Rat noir Rat brun (surmulot)
Taille adulte 7,5 à 10 cm 35 à 40 cm (queue incluse) Légèrement plus grand que le rat noir
Poids 21 à 60 g 150 à 230 g 250 à 500 g
Habitat préféré Jardins, maisons, entrepôts Greniers, recoins secs et sombres Égouts, caves, lieux humides
Comportement Rapide, très prolifique Bon grimpeur, fuit par les hauteurs Excellent nageur, vit en colonie
Portées/an 5 à 15 portées de 5 à 12 petits 3 à 6 portées 4 à 7 portées de 6 à 12 petits

Nos solutions professionnelles : ce que j’ai expliqué sur les ondes

Je trouve essentiel que les gens comprennent qu’il existe aujourd’hui des méthodes de dératisation modernes et respectueuses de l’environnement. On est bien loin de l’image du poseur de mort-aux-rats. Chez Coplaclean, notre approche repose sur un protocole rigoureux que j’ai pris le temps de détailler aux auditeurs de Vivacité.

Notre protocole d’intervention en 5 étapes

  • Diagnostic complet gratuit : un consultant Coplaclean inspecte vos locaux pour identifier les espèces, les points d’entrée et l’ampleur de l’infestation
  • Plan d’action personnalisé : chaque situation est unique, nous adaptons nos techniques selon le type de rongeur, le type de bâtiment et votre environnement
  • Traitement ciblé et sécurisé : appâtage rodenticides dans des boîtes verrouillées, pièges mécaniques, appâts non toxiques selon les situations
  • Colmatage des accès : nous identifions et condamnons tous les orifices par lesquels les rongeurs circulent, car sans cette étape, le problème reviendra inévitablement
  • Suivi et prévention : mise en place d’un plan de prévention durable aux normes HACCP pour les professionnels, et conseils personnalisés pour les particuliers

Pourquoi je déconseille les solutions « faites-le vous-même »

C’est un message que j’ai tenu à faire passer clairement lors de l’émission. Je trouve que beaucoup de Bruxellois perdent un temps précieux — et aggravent parfois la situation — en tentant de se débarrasser des rats eux-mêmes. Voici pourquoi :

Les produits disponibles dans le commerce sont considérablement moins efficaces que ceux auxquels nous avons accès en tant que professionnels agréés par le Ministère de la Santé. De plus, il est important de rappeler qu’en Région bruxelloise, il est interdit pour un particulier d’utiliser de la mort-aux-rats. Seuls les professionnels certifiés sont autorisés à manipuler ces biocides, et ce pour de bonnes raisons de sécurité sanitaire et environnementale.

Je le dis toujours à nos clients : un rat qu’on essaie d’éliminer soi-même, c’est souvent un rat qui revient… avec toute sa famille. Les rongeurs sont des animaux intelligents, méfiants, et incroyablement adaptables. Il faut une expertise réelle pour en venir à bout.

Conseils de prévention : les gestes simples que j’ai partagés à l’antenne

Je trouve que la prévention est le volet le plus sous-estimé de la lutte contre les rats. Avant même de parler de dératisation, il y a des gestes quotidiens qui peuvent considérablement réduire le risque d’invasion. Voici ce que j’ai recommandé aux auditeurs de Vivacité :

  • Stockez vos aliments dans des contenants hermétiques : le système olfactif d’un rat est 100 à 400 fois plus puissant que celui de l’homme
  • Respectez scrupuleusement les horaires de sortie des poubelles : c’est une obligation légale à Bruxelles, et c’est aussi le premier rempart contre les rongeurs
  • Colmatez toute ouverture supérieure à 1,5 cm : un jeune rat peut se faufiler dans un trou de la taille d’une pièce de 2 euros
  • Ne nourrissez jamais les pigeons ou animaux errants : la nourriture laissée au sol attire inévitablement les rats
  • Vérifiez régulièrement vos canalisations : les tuyaux fissurés sont de véritables autoroutes pour les rongeurs qui circulent via les égouts
  • Ne laissez pas de déchets organiques en compostage ouvert : utilisez un composteur fermé et sécurisé

Mon appel aux autorités bruxelloises

Je profite de cet article — comme je l’ai fait au micro de Vivacité — pour lancer un appel sincère aux autorités communales et régionales de Bruxelles. Je trouve que le budget alloué à la lutte contre les nuisibles dans la capitale est dramatiquement insuffisant face à l’ampleur du problème.

En 2025, la Ville de Bruxelles a porté son budget dératisation à 65 000 euros, soit une augmentation de 20 %. C’est un pas dans la bonne direction, mais je trouve que cela reste dérisoire pour une métropole où l’on estime la population de rats à 2 à 3 individus par habitant. Les campagnes de dératisation annuelles uniques ne suffisent pas. Il faudrait une stratégie coordonnée à l’échelle régionale, avec des interventions régulières et un volet prévention beaucoup plus ambitieux.

Je pense aussi que la question des écoles devrait être une priorité absolue. Nos enfants méritent des environnements sains, et c’est une responsabilité collective.

Ce que cette interview représente pour Coplaclean

Je trouve que cette invitation sur RTBF Vivacité représente bien plus qu’un simple passage média. C’est la reconnaissance de notre expertise terrain, construite au fil de plus de 20 ans d’interventions à Bruxelles et dans toute la Belgique. Chez Coplaclean, nous sommes une entreprise agréée par le Ministère de la Santé, filiale du groupe Coplateck, et nous intervenons 24h/24 sur tous types d’environnements.

Mais au-delà de l’expertise technique, ce que j’ai voulu faire passer sur les ondes, c’est un message d’engagement. Nous ne sommes pas simplement des exterminateurs : nous sommes des acteurs de la santé publique, engagés dans une lutte quotidienne pour rendre nos villes plus saines et plus sûres.

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